6 femmes sur 10 ont peur de marcher seules dehors. Chiffres, causes et solutions
- alex5103
- 19 nov. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 déc. 2025
Les dernières études sont catégoriques : entre 60 et 76 % des femmes en France déclarent se sentir en insécurité dans l’espace public, avec des pics bien plus élevés la nuit ou dans les lieux isolés.
Mais pourquoi ce sentiment persiste-t-il ? Et comment mieux s’en protéger ? Décryptage.
1. Les chiffres qui expliquent l’insécurité ressentie
Plusieurs enquêtes récentes montrent la même réalité :
76 % des femmes se sentent en insécurité dans un parking la nuit.
73 % dans une rue déserte.
64 % déclarent ressentir un sentiment global d’insécurité dans leur vie quotidienne.
22 % des jeunes femmes (14-29 ans) renoncent à sortir seules le soir à cause de la peur.
Ce ressenti n’est pas une “impression” : il est directement lié aux expériences vécues.
En France, plus de 80 % des femmes disent avoir déjà subi une forme de harcèlement de rue. Sifflements, regards insistants, filatures, insultes, gestes déplacés… Ces micro-agressions répétées créent un climat d’insécurité quotidien.
2. Les situations où les femmes se sentent le moins en sécurité
Les études identifient des “zones rouges” :
Les transports en commun
Métro bondé, quai isolé, trajet nocturne… Les transports sont l’un des lieux les plus cités.
Les rues désertes ou mal éclairées
Une ruelle sombre ou un trottoir vide suffit à faire monter l’angoisse.
Les parkings
En particulier les parkings souterrains, souvent perçus comme dangereux.
Les sorties sportives en solo
Plus d’une femme sur deux a déjà vécu une situation angoissante en faisant du jogging. Ce sentiment constant réduit la liberté de mouvement, la qualité de vie, et provoque stress et hypervigilance.
3. Pourquoi ce sentiment d’insécurité est-il aussi fort ?
Plusieurs facteurs l’expliquent :
✔ L’expérience personnelle
Une femme qui a déjà vécu une agression, même verbale, garde une vigilance accrue.
✔ Le vécu des proches
Les témoignages des amies, sœurs, filles, mères… influencent fortement les comportements.
✔ La couverture médiatique
Les faits divers renforcent l’idée que “ça peut arriver”.
✔ L’absence de réponse adéquate
Encore trop peu de plaintes aboutissent, ce qui réduit la confiance et augmente la peur.
4. Comment réduire le sentiment d’insécurité ?
Il n’existe pas de solution miracle, mais des outils et des habitudes permettent de reprendre du contrôle.
1. Adopter un objet de sécurité légal
Beaucoup de femmes se tournent vers des accessoires discrets et légaux comme :
une alarme portable anti-agression Mon Hibou, un porte-clé d'urgence, un spray d’alerte sonore, ou encore un traceur GPS discret.
L’objectif : alerter, dissuader, attirer l’attention.
2. Pratiquer la self-défense ou les gestes d’évitement
Krav Maga, boxe, stages d’auto-défense… Même quelques heures peuvent suffire à : renforcer la confiance, reconnaître les situations à risque, savoir réagir efficacement contre les agressions.
3. Apprendre les techniques de vigilance
Eviter de diffuser sa localisation, marcher du côté opposé à la circulation, tenir ses objets près du corps, reconnaître les comportements suspects.
4. Se déplacer accompagné(e) ou annoncé(e)
Partager sa position, prévenir quand on rentre, utiliser les applications de suivi…
5. Sensibiliser tout le monde
Les témoins, les institutions, les villes, les entreprises ont tous un rôle à jouer.
5. Vers un espace public plus sûr : une responsabilité collective
La peur ne devrait jamais dicter la façon de s’habiller, de courir, de marcher ou de sortir. Se sentir en sécurité est un droit fondamental.
Mais pour cela, il faut :
des politiques publiques ambitieuses,
des dispositifs d’alerte efficaces,
des témoins actifs,
et des outils de protection accessibles.
Tant que 6 femmes sur 10 auront peur de marcher seules dehors, nous aurons la preuve qu’il reste encore beaucoup à faire.






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