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Espaces non-mixtes pour les femmes : une réponse à l’insécurité ?

Espaces non-mixtes : gyms “ladies only”, VTC réservés aux femmes… Ces nouveaux refuges se développent pour lutter contre le harcèlement et les agressions. Analyse des enjeux.


Femme salle de sport

1. Pourquoi ces espaces “réservés aux femmes” se multiplient

De plus en plus de femmes rapportent des comportements déplacés dans des lieux publics comme les salles de sport. Selon une étude, 58 % d’entre elles ne se sentent pas en sécurité dans ces espaces.


Face à ce constat, certaines enseignes choisissent de créer des espaces non-mixtes : des salles ou des zones “100 % femmes”.


Ce mouvement ne concerne pas seulement le sport : dans les VTC également, des services “women only” commencent à émerger, dans le but de limiter les situations d’insécurité.


2. Une réponse structurelle à une insécurité bien réelle

Les témoignages sont nombreux : regards insistants, remarques, comportements intimidants… Pour beaucoup, ces espaces non-mixtes sont une solution pragmatique : ils permettent de s’entraîner sans gêne, de se déplacer sans la peur d’un harcèlement, et de se sentir plus “safe”.


Selon certaines voix, créer des “safe spaces” pour les femmes, c’est à la fois protéger et rendre visible ce malaise que beaucoup vivent au quotidien.


3. Les critiques : une “solution de repli” ou un vrai progrès ?

Ce type d’initiative suscite aussi des débats : certains y voient un repli sur soi, alors que d’autres y voient une nécessité urgente.

D’un côté, la non-mixité peut être perçue comme une “solution provisoire” tant que les mentalités n’évoluent pas. De l’autre, elle offre un moment de respiration et de sécurité pour des femmes qui ne se sentaient plus sereines dans des lieux “ouverts à tous”. Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large : que doit changer en priorité ? Les comportements ou les espaces ?


4. Enjeu de long terme : l’éducation et la transformation culturelle

Les espaces non-mixtes peuvent répondre à un besoin immédiat de sécurité, mais ils ne remplacent pas le travail d’éducation.


Il faut renforcer la formation du personnel dans les salles de sport ou les services VTC pour qu’ils repèrent et gèrent les agressions.


Il est essentiel d’encourager un changement culturel chez les hommes : comprendre ce qu’est le harcèlement, respecter les limites, assumer ses responsabilités.


Enfin, promouvoir des espaces sécurisés entre femmes peut aussi devenir un levier d’empowerment : des lieux pour se retrouver, sans pression, et pour se soutenir mutuellement.


5. Conclusion : un compromis utile mais pas une fin en soi

Les espaces non-mixtes pour les femmes - des salles de sport aux VTC - sont une réponse concrète à une insécurité vécue de manière quotidienne. Ils permettent de créer des “bulles de sécurité” là où le harcèlement peut être pesant. Mais c’est un moyen, pas une solution unique.Le véritable changement passera par la transformation des mentalités et l’éducation aux comportements respectueux. En attendant, ces espaces peuvent représenter un refuge nécessaire.



 
 
 

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