Quand c’est votre enfant harceleur ou auteur d’agression : comment réagir en tant que parent ?
- alex5103
- 13 nov. 2025
- 2 min de lecture
Découvrir que son enfant harcèle un camarade ou adopte un comportement violent à l’école est un choc pour tout parent. Comprendre, dialoguer et réagir sans culpabilité est essentiel pour prévenir le harcèlement scolaire et aider son enfant à changer.
Colère, honte, culpabilité, déni… Les émotions sont fortes, mais la réaction doit être réfléchie. Car derrière chaque enfant qui agresse, il y a une raison, souvent mal comprise et un besoin d’accompagnement.
1. Ne pas nier le problème
La première erreur serait de minimiser ou nier les faits :
“C’est juste une dispute.”
“Il ne ferait jamais ça.”
Pourtant, si l’école, une autre famille ou la justice vous alerte, c’est qu’un comportement problématique a été observé. Reconnaître la réalité, c’est déjà commencer à protéger toutes les victimes, mais aussi votre propre enfant.
👉 Le déni retarde l’intervention et aggrave souvent la situation.
2. Comprendre pourquoi un enfant devient harceleur
Un enfant ou un ado qui harcèle, humilie ou agresse n’est pas “mauvais” par nature.
Il exprime souvent un mal-être, un besoin de contrôle, ou reproduit un modèle qu’il a vu chez des adultes, à la maison, à l’école ou sur les réseaux.
Les causes peuvent être multiples :
difficultés à gérer la colère ou la frustration ;
recherche d’attention ou d’appartenance à un groupe ;
exposition à des modèles violents (écrans, entourage) ;
manque de repères ou d’écoute.
💡 Parler calmement avec lui, sans jugement, est essentiel pour identifier le déclencheur et éviter la répétition.
3. Poser un cadre clair et ferme
Les parents doivent rappeler les limites : frapper, insulter, humilier, c’est inacceptable.
Expliquez que les gestes d’agression ou de harcèlement ont des conséquences réelles : pour la victime, mais aussi pour l’auteur.
Il est important de :
Sanctionner de manière proportionnée (privation, excuses, réparation…) ;
Accompagner le changement (psychologue, éducateur, médiation scolaire) ;
Travailler sur l’empathie : aider l’enfant à se mettre à la place de l’autre.
4. Collaborer avec l’école et les professionnels
Les enseignants, conseillers d’éducation et psychologues scolaires ne sont pas là pour “accuser”, mais pour aider à rétablir un climat sain. Collaborez, échangez, demandez conseil. Dans certains cas, un suivi psychologique peut aider votre enfant à exprimer autrement ses émotions et à apprendre à gérer ses conflits sans violence.
5. Transmettre les bons réflexes de respect et de sécurité
Les enfants apprennent en observant. Soyez un modèle de communication calme, respectueuse et bienveillante, même en cas de désaccord.
Rappelez aussi les règles d’anti-agression et de respect mutuel :
On ne touche pas sans consentement.
On ne se moque pas.
On parle, on ne frappe pas.
Et si on voit une agression, on alerte un adulte, on ne participe pas.
Si votre enfant a déjà agressé ou harcelé un camarade, n’attendez pas pour en parler. Avec un accompagnement bienveillant et des repères clairs, il est possible de prévenir le harcèlement dès le plus jeune âge.






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